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Le barrage de Samandéni avance à grand pas

La construction du barrage de Samandéni à 40 km à l’ouest de Bobo Dioulasso, avance à grand pas. Il sera le 3è plus grand barrage du Burkina après ceux de la Kompienga et de Bagré. Il alimentera une centrale d’une capacité de 16 gigawatt-heure (GWH) et servira à l’irrigation pour la culture de contre-saison, sur une superficie de 21 mille hectares.

Situé au confluent de deux affluents du Mouhoun, le plus grand fleuve du Burkina, le barrage de Samandéni aura une capacité normale de retenue de 5,05 milliards de m3 d’eau et couvrira une surface inondée de 150 km2, pour une profondeur de 15 m, un véritable lac artificiel, selon le ministère de l’Agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques.

Les infrastructures annexes permettront une disponibilité annuelle de plus de 300 mille tonnes de produits agricoles et 1.000 tonnes de produits de pêche. Après la mise en eau du barrage, l’écosystème environnant sera favorable à l’élevage dont le bénéfice chiffré s’élève à 2 mille tonnes de viande et 2 millions de litres de lait.

Le site abritera aussi une zone agro-industrielle dotée d’une centaine d’unités modestes de transformation et de conservation. Pour motiver les entrepreneurs à s’installer sur le site, le gouvernement a prévu que la zone sera hors douane et bénéficiera d’un coût étudié de l’électricité.

Enfin, la vallée de Samandéni servira à des activités touristiques et au sport nautique.

Le gouvernement nourrit de nombreuses ambitions pour ce barrage qui pourvoira 100 mille emplois. Le site avait été identifié en 1976 comme solution à la lutte contre la pauvreté et au besoin d’eau, après la grande sécheresse au Sahel.

Son coût de réalisation évalué actuellement à 181,3 milliards de francs CFA, avait toujours été un handicap pour sa mise en œuvre.

En 2007, une dizaine de conventions de prêts relatifs à ce barrage, ont a été ratifiées par l’Assemblée nationale. Les prêts seront remboursés dans une échéance de 20 à 30 ans.

De nombreux partenaires se sont engagés à financer ce projet, notamment la Banque Ouest Africaine de développement (BOAD), la Banque d’investissement pour le développement au sein des pays de la CEDEAO (BIDC), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque islamique de développement (BID), le Fonds Abu Dhabi pour le développement, le fonds de l’OPEP, le fonds koweitien pour le développement économiquement arabe (FKDEA), et le fonds Saoudien pour le développement.

Le lancement officiel est cependant repoussé à janvier 2008, pour coïncider avec la journée nationale du Paysan.


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